C’est avec un cœur plein de peine, d’effroi et en même temps de colère que j’écris. Depuis quelques jours, les militaires sous le régime de la HAT ont fait subir des malheurs à la population de Tanà: des hommes politiques, des manifestants, de simples citoyens, des passants, des journalistes, des journalistes citoyens, des travailleurs, des écoliers,  des hommes, des femmes, des enfants.

Les témoins racontent et c’est trop dur de les croire; puis des photos  viennent prouver les témoignages. Malheureusement, les médias ne sont plus fiables,  je dirai, la plupart.  Certaines informations ne sont pas partagées avec parfois des commentaires froids et fades pour protéger “quelqu’un” (une couleur politique ou sa propre peau). J’admire le courage des journalistes citoyens qui se débrouillent merveilleusement bien et ne ratent aucun événement; je les admire surtout pour leur courage d’oser partager… parce que le monde a le droit de savoir.

Je citerai dans cet article quelques faits racontant les barbaries de cess militaires.

– On a récemment parler de journalistes et de bloggers menacés par ces militaires. Ces derniers ont obligé des amis à effacer les photos qu’ils ont pris et qui pourraient nuire à leur image. Ils ont surtout peur que ces images soient diffuser sur internet.

– Lundi, un écolier sortant de l’école a été tué par balle à Anosy.

– Jeudi, un jeune homme à genoux, les mains (sans armes) sur la tête a reçu des coups de pieds d’un militaire fier de sa bestialité. Un bébé et sa maman, en revenant du marché, ont été blessés par balles (Heureusement, ils vont survivre à leurs blessures).

– Vendredi, une femme a succombé après avoir reçu une balle en pleine tête. Un passant, tiré par les militaires, est également décédé  à Anosy.

– On ne va pas oublier les violences envers le Pasteur Lala Rasendrahasina lors de sa détention au CAPSAT le 17 mars.

Razily, le célèbre Homme au Drapeau Malagasy, où est-il actuellement? Je n’oserai pas imaginer ce qu’il a pu subir et ce qu’il est devenu.

– …

Les militaires ici ne sont plus des anti-émeutes mais des “Killers”.  Ils ne tirent pas pour disperser une foule en colère; ils ouvrent le feu parce qu’il est 11:20 puis  courent après les gens, les traquent, les tuent, les arrêtent (pour ceux qui ont un peu de chance, ne vont pas être torturés ou violés pour mourir plus tard). Ils ne choisissent pas sur qui tirer mais ceux qui se trouvent au mauvais moment au mauvais endroit reçoivent les balles.